A bicyclette
28-Sep-08
Ola, c’est la rentrĂ©e. ouvrir les fenĂŞtres, ranger, dĂ©marrer Ă notre rythme. Retour en ville …et toujours la bicyclette. En BD c’est sympa “bike in the city”.
Toi, Nous dans la vraie vie, no Paris Hilton!! ;)
Ola, c’est la rentrĂ©e. ouvrir les fenĂŞtres, ranger, dĂ©marrer Ă notre rythme. Retour en ville …et toujours la bicyclette. En BD c’est sympa “bike in the city”.
Un buzz dĂ©marre sur Matrix, Neo et son passeport tin tin : “expired 2001, sept 11″ The scoop qui fait causer, spĂ©culer. Un buzz savamment orchestrĂ© par une agence de com ? A lire pour le fun au fond du transat.
CotĂ© transport commun, ce sont nos vieux bus parisiens des annĂ©es 70 qui roulent leur quatrième vie ici. En version bĂ©taillère locale : bondĂ© est un euphĂ©misme (si si c’est possible), intenable et suffocante la rĂ©alitĂ© . Pas tentĂ©. D’ailleurs, j’ai fait rire quand j’ai suggĂ©rĂ© de les utiliser (j’avais pas encore vu la rĂ©alitĂ©).
Hormis jouer Ă “Miss Daisy et son chauffeur” , j’ai le choix entre le taxi-voiture ou taxi-moto (bien connaitre le conducteur!!). J’ai pas osĂ© envisager l’angle des assurances, un europĂ©en censĂ© ne sortirait plus de chez lui…). Sinon le “vit. max.” taxi collectif genre mini-bus japonais vert qui peuvent prendre jusqu’Ă 20 personnes (pour 8 vrais sièges) et roule “vitesse maximum 50″. Ecrit Ă la peinture blanche sur les portes arrière. Ceux que j’utilisais au Cap Ă©taient rĂ©trospectivement, hyper luxueux (une vraie place, clim et des rabatteurs plus stewart que rabatteurs). (more…)
Je redoutais l’Inde car j’avais une crainte quant Ă la charge Ă©motionnelle de la dĂ©couverte d’une grande pauvretĂ©, des gens malades. De voir nos arrière-cours sur le devant de la scène.
En Europe, nous ne concevons pas Ă quel point nous nous portons relativement bien. Le Tiers-Monde a aussi son quart-monde. Je le vois tous les jours. Enfants mendiants, enfants estropiĂ©s (volontairement ou non), la polio, la tuberculose et pas mal de maladies tropicales font des ravages. Des handicapĂ©s beaucoup par naissance mais aussi par accidents de la route. Ici St Christophe et tous les autres saints des diverses religions ne sont pas de trop pour arriver Ă bon port. Les voitures qualifiĂ©es d’Ă©paves en Europe roulent encore.
MĂŞme la pollution est plus lourde : l’essence ou gasoil sont beaucoup moins raffinĂ©es. Nuages noirs au sorti des pot d’Ă©chappement. NausĂ©es, mal au coeur dès que l’on est dans le traffic. Ajoutons l’effet chaleur, plus les embouteillages. Eviter d’ĂŞtre en voiture est salutaire pour les poumons.
Dès que le trafic ralentit, une nuĂ©e d’enfants, de camelots tentent de vendre des bricoles de l’utilitaire (cartes prĂ©payĂ©es telecom) au futile : piscine boudin gonflable, gadgets lumineux “made in China” que nous retrouvons souvent chez les vendeurs Ă la sauvette dans le mĂ©tro.
Dans la rue les enfants mais aussi les adultes demandent des cadeaux de l’argent :handicapĂ©s (polio essentiellement) mais aussi des femmes enceintes des gamines de 5 ans un bĂ©bĂ© dans les bras ; des personnes âgĂ©es. Alors en fonction, oui je donne sinon je passe mon chemin, souris maispas un mot sinon les camelots ne dĂ©crochent pas et tu pex pas vider ton compte en banque juste par charitĂ© total non sens surtotu après avoir lu les jiurnaux locaux.
il n’y a pas que les pseudos roms qui font des mafia de mendiants, d’enfants placĂ©s forcĂ©s Ă trvaialler et l’esclavage domestique est une rĂ©alitĂ©.
Dans mon logement n°2 la bonne (d’une ethnie locale comme nous avons eu les “bretonnes” au dĂ©but du 20ème), me coĂ»tait 25-30 € mais sa “patronne” pred au passage donc elle reçoit au final 15 Ă 20€ max. SolidaritĂ© entre “pauvres” ou libĂ©ralisme ultra-rĂ©aliste local (commission d’apporteur d’affaire) ? Après tout les esclaves vendus (noirs et/ou blancs) sur les comptoirs orientaux et occidentaux l’Ă©taient par des noirs aussi. Le romantisme n’est pas africain.
Les faits divers sont aussi emplis d’histoire de domestiques abusĂ©es, surexploitĂ©es. Quant aux marchands de sommeil ils sont lĂ©gion. J’y reviendrais dans un billet. qu’on ne se mĂ©prenne pas, les personnes sont accueillantes, pas benoitement souriantes mais le moindre franc est durement gagnĂ©. Il n’y a pas de place Ă la bagatelle car ici les gens travaillent d’abord pour manger chaque jour, pas pour une console de jeu ou le prochain Club Med.
Playlist :
Amy Winehouse - help yourself
Baser son esssor Ă©conomique sur le dĂ©veloppement du Tourisme n’est pas aisĂ©. Former le personnel, avoir l’esprit d’accueil ne suffit pas. Il est nĂ©cessaire de trouver de plus dĂ©nominateurs communs pour satisfaire la clientèle. LĂ ca frĂ´le la gageure.
La plupart des hĂ´tels concçus par des chaĂ®nes occidentales sont sur un schĂ©ma classique bien dĂ©fini : les zones de circulations bruyantes sont distinctes des zones de calme et de repos. Les lieux de vie collective. Cela entraine un usage de volumes et une maĂ®trise de l’artichecture tant dans les volumes que les matĂ©riaux.
LĂ oĂą je suis (troisième lieu d’hĂ©bergement en 3 semaines) c’est amateur avec une certaine dĂ©suĂ©tude si ce n’est charme. La zone de circulation taxi /dĂ©pose est collĂ©e au hall. Les taxis ont donc l’obligeance Ă 4 ou 5h du mat d’attendre le client, moteur tournant. Dommage les grandes chambres donnent sur la zone “dĂ©pose” (merci l’architecte). Charmant rĂ©veil.
Autre moeur locale sonore : la moto (variante : scooter, mobilette). PĂ©riodiquement, un gardien ou un serveur va avoir le doute fondamental sur la soliditĂ© mĂ©canique de son engin. Il s’empresse donc de vĂ©rifier Ă la mode de chez nous “vroum vroum” avec la poignĂ©e genre “je tourne sur la place du village m’ennuie” mais il est 5H30 et c’est dimanche. Ben il trouve la rĂ©flexion du client dĂ©placĂ©e!!
A part une dĂ©mo de sadisme orientĂ©e client (salaud de client qui vient nous faire travailler!) j’ai pas très bien compris en quoi cela contribuait Ă la satisfaction du Client. Les chaines hĂ´telières occidentales peuvent continuer Ă se reposer sans effort sur leur renommĂ©e, la concurrence n’est pas locale.
Entre les gazs d’Ă©chappement, le cuisto Ă qui j’ai dĂ©jĂ virtuellement tordu le coup pour nous avoir servis de la viande avariĂ©e, un constat j’ai mal au coeur.
Je rĂŞve du rice cooker de Monsieur laissĂ© Ă l’apprt normal, je pensais trouver du moderne ici.
dimanche tentative de marchĂ© pas de mariage. A g******, jamais vu autant de diffĂ©rences d’hygiène. Des gens qui baissent culotte en pleine ville au-dessus des canaux d’Ă©vacuation Ă ciel ouvert (pas d’Ă©gout dans cette capitale!!). Des poissons couverts de mouches. Des enfants maigres, maigres…. et je fais en gros un repas par jour (en fait un plat le plus simple et cuit possible) et un mini dej le matin qui se rĂ©sume Ă un thĂ© très sucrĂ©. Le thĂ© vert ou Ă la menthe est inconnu ici .
Bonjour la leçon de vie, les immigrants continuent de se noyer pour un rêve et une vie meilleure ailleurs.
A 6 heures de Paris, je ne vois que bidonvilles, SDF et beaucoup de domestiques, d’enfants au travail. De camelots pour les tĂ©lĂ©com et et une capitale qui Ă DEUX supermarchĂ©s (standards euro après il y a qq supĂ©rettes) . Pas plus pas moins. CotĂ© fruits : je peux dire que j’ai vu et mangĂ© de la banane, de la mangue. Puis de la mangue, de la banane, de la mangue et encore de la banane. Si bizzarretĂ© Ă©conomique il ya des golden dĂ©gueu sans goĂ»t verte, chère partout. Je comprends plus. Pas d’ananas, de patates douces….
Aux JT (TV5Monde - Afrique) c’est crises alimentaires sur crises Ă©co. Je comprends plus ce que nous faisons en Europe. C’est un big mess ici mais je ne trouve pas les portes d’entrĂ©e pour crĂ©er du positif et de l’Ă©co durable, il y a tellement peu, tellement rien …Ă par nos dĂ©chets, nos vieux trucs de 30 ans, nos vains rĂŞves remarketĂ©s.
CĂ´tĂ© silhouette, j’approche le standard local mais ca craint… j’ai envie de voir mon Dr G. , moi
Au programme, j’avais inscrit plein de truc Ă faire anticipant une fraĂ®cheur qui s’est Ă©vanouie . Le 27°c, d’avant-hier n’ a pas durĂ©. rattrapĂ©e par la chaleur, je me surprend Ă marcher plus lentement lĂ . J’ai mĂŞme des idĂ©es de sieste ! Ca s’oriente vers un squat piscine pour aujourd’hui. Le marchĂ© aux tissus et tailleurs va attendre un peu. Demain, ce sera la dĂ©couverte des chorales chrĂ©tiennes en messe dominicale, je recharge le kodak.
L’hospitalitĂ© malienne. Vaille que vaille je dĂ©couvre dans la pratique quotidienne une culture qui m’est inconnue, fort diffĂ©rente de mes cultures europĂ©ennes. tout d’abord, c’est un peu un poncif, mais il est vrai ici l’accueil Ă un sens. Attention, je parles pas du rĂ©flexe commercial mais bel et bien de tout malien qui aura l’honneur d’aider le voyageur nonobstant sa provenance, sa religion ou non, sa culture.
Cette semaine fut riche de situations illustrant les moeurs et nos différences. Pour des raisons de confidentialité dans les prochains billets, je changerais les noms et resterais parfois floue sur certains contextes.
Première illustration : le rĂ©seau “CB visa” est prĂ©sent au moins graphiquement partout. Sauf que la plupart des banques ne l’acceptent pas dans ces DAB . Soit le rĂ©seau informatique n’arrive pas Ă traiter les transactions ou la cotisation au GIE n’a pas Ă©tĂ© rĂ©glĂ©. Bref un seul DAB dans la capitale acceptent nos CB europĂ©ennes. Sur ma pause dĂ©jeuner je pars mener mon enquĂŞte. Dans une banque, j’interroge une personne. Elle interpelle son conseiller clientèle qui appelle un de ses confrères dans une autre banque. Ce dernier interlocuteur va confirmer la bonne banque.
Mais cela ne s’arrĂŞte pas lĂ . Remerciant mes aimables informateurs, je m’apprĂŞte Ă partir Ă pied vers cette banque quand le premier s y oppose en me priant d’accepter d’ĂŞtre dĂ©posĂ©e en voiture. dont acte.
Autre situation, en cette pĂ©riode d’hivernage, le temps est lourd et les orages frĂ©quents. Je suis sous l apluie, un emoto s’arrĂŞte Ă ma hauteur et son conducteur me propose de me dĂ©poser. c’est super gentil, j’Ă©tais quasi arrivĂ©e Ă mon but. VoilĂ , c’est l’atmopshère gĂ©nĂ©rale . HonnĂŞtement , je suis pas sĂ»re que la rĂ©ciprocitĂ© française soit vraie.
je viens de voir une planisphère des continents europĂ©en et africain de nuit. Lumières plein pot au nord, en occident. Noir nocturne en Afrique (pour combien de temps?). Justement lĂ oĂą je suis c’est la vraie nuit.
Au nord en France c’est 9 millions de lampadères. Une centrale nuclĂ©aire pour gĂŞner les oiseaux et animaux, ceux qui veulent bien dormir. Alors Ă quand les diodes ? A quand l’extinction progressive des lampdaires la nuit ?
Je connais des villages dans le sud qui fonctionnent au dĂ©tecteur de mouvement parfait quand il y a peu de passage. En milieu urbain une baisse d’intensitĂ© serait la bienvenue.
en attendant, messieurs les spéculateurs investisseurs miser sur la fronde ![]()
Sur le continent africain, en dĂ©placemnt pro, j’ai peu de temps pour dĂ©couvrir le pays; dans la capitale les quartiers sont très contrastĂ©s; J’ai l’impression d’^tre en Inde. Peu de routes goudronnĂ©es. Des milliers de gens vivant de petits boulots, la mendicitĂ©, la grande pauvretĂ©.
J’entraperçois des mĂ©tissages singuliers par leur raretĂ© : quelques sino-africains très foncĂ©s ou plutĂ´t des africains de peau très noire come au Mali ,SĂ©nĂ©gal mais avec des traits asiatiques marquĂ©s (forme du visage, yeux bridĂ©s…).Sinon, en gĂ©nĂ©ral les filles sont franchement canon, avec des vĂŞtements stylisĂ©s, de la distinction utilisĂ©s Ă escient.
Les bougainvilliers sont Ă profusion : blanc, rose ou violet ils sont la glycine locale. je suis en pleine saison d’hivernage : c’est fortes chaleurs et pluie. LĂ©gère Ă©claircie en fin de journĂ©e.
Je découvre aussi :
qu’une classe de 25 -30 Ă©lèves est ici un groupe de 70 Ă 80 participants officiels (Ă ĂŞtre prĂ©sents c’est une autre histoire).
que louer un appartement signifie se retrouver en appart collectif mode soviet suprĂŞme et que les contrats sont faits pour ne pas ĂŞtre respectĂ©s. Pas de parole ou trop de parole = crĂ©dibilitĂ© zĂ©ro car l’ivresse de cette mauvaise posture “s’Ă©couer parler” est pĂ©nible et chronophage
D’ailleurs tout prend plus de temps, avec un art consommĂ© de la dramatisation et du théâtre. il faut non seulement tout nĂ©gocier mais s’attendre Ă ce que rien ne se dĂ©roule comme annoncĂ© ou prĂ©vu, bref, il faut non suelement un plan B maisaussi un C voire C’. (more…)