Rugby, journaliste et dinde

Sur une radio périphérique, une animatrice télé parle de rugby avec une autre minette. Echanges sur le vif :

L’excitĂ©e : “oh la , c’est trop bien j’adore entendre le haka des nĂ©o-Z cela me donne le frisson ”

l’animatrice “les nĂ©o quoi ?!?!? - ce sont les All blaks”.

La première “bah oui les Ă©o-z c’est trop hype comme ça. bon alors de quelles Ă©quipes faut-il parler pour faire genre je m’y connais ? Les sudaf c’est bien ?”

L’animatrice très patiente : “euh chaque Ă©quipe nationale a un nom. Les Sud-africains l’Ă©quipe s’appelle les “springbocks” prĂ©cise-t-elle renonçant Ă  traduire “springbocks”.

L’une Ă  l’autre : “Galtier il jouera pas ? pourquoi il est mignon, non ?? ”

Lautre “euh… bah il est Ă  la retraite ” rĂ©pond-elle avec mansuĂ©tude

La première “Michalak et Chabale sont sur le banc de touche, pourtant j’aimerais bien le  voir ils sont mimi “. Comment lui dire ??

L’autre avec compassion “L’entraineur a plusieurs joueurs, il permute ses joueurs en fonction des tactiques de jeu et du calendrier”.

A forcer le trait je l’ai trouvĂ© très nature : parfaitement conne dans son sexisme “la femme forcĂ©mment ne comprend rien au jeux masculins”. consĂ©quence, Ă©change de dinde. Vivement que “l’Equipe” Ă©crive un peu plus sur le Rugby. Il y a du boulot pour chopper le lectorat dit “fĂ©minin”.