4 roues, deux roues sinon tes jambes

CotĂ© transport commun, ce sont nos vieux bus parisiens des annĂ©es 70 qui roulent leur quatrième vie ici. En version bĂ©taillère locale : bondĂ© est un euphĂ©misme (si si c’est possible), intenable et suffocante la rĂ©alitĂ© . Pas tentĂ©. D’ailleurs, j’ai fait rire quand j’ai suggĂ©rĂ© de les utiliser (j’avais pas encore vu la rĂ©alitĂ©).

Hormis jouer Ă  “Miss Daisy et son chauffeur” , j’ai le choix entre le taxi-voiture ou taxi-moto (bien connaitre le conducteur!!). J’ai pas osĂ© envisager l’angle des assurances, un europĂ©en censĂ© ne sortirait plus de chez lui…). Sinon le “vit. max.” taxi collectif genre mini-bus japonais vert qui peuvent prendre jusqu’Ă  20 personnes (pour 8 vrais sièges) et roule “vitesse maximum 50″. Ecrit Ă  la peinture blanche sur les portes arrière. Ceux que j’utilisais au Cap Ă©taient rĂ©trospectivement, hyper luxueux (une vraie place, clim et des rabatteurs plus stewart que rabatteurs). (more…)

No charity business

Je redoutais l’Inde car j’avais une crainte quant Ă  la charge Ă©motionnelle de la dĂ©couverte d’une grande pauvretĂ©, des gens malades. De voir nos arrière-cours sur le devant de la scène.

En Europe, nous ne concevons pas Ă  quel point nous nous portons relativement bien. Le Tiers-Monde a aussi son quart-monde. Je le vois tous les jours. Enfants mendiants, enfants estropiĂ©s (volontairement ou non), la polio, la tuberculose et pas mal de maladies tropicales font des ravages. Des handicapĂ©s beaucoup par naissance mais aussi par accidents de la route. Ici St Christophe et tous les autres saints des diverses religions ne sont pas de trop pour arriver Ă  bon port. Les voitures qualifiĂ©es d’Ă©paves en Europe roulent encore.

MĂŞme la pollution est plus lourde : l’essence ou gasoil sont beaucoup moins raffinĂ©es. Nuages noirs au sorti des pot d’Ă©chappement. NausĂ©es, mal au coeur dès que l’on est dans le traffic. Ajoutons l’effet chaleur, plus les embouteillages. Eviter d’ĂŞtre en voiture est salutaire pour les poumons.

Dès que le trafic ralentit, une nuĂ©e d’enfants, de camelots tentent de vendre des bricoles de l’utilitaire (cartes prĂ©payĂ©es telecom) au futile : piscine boudin gonflable, gadgets lumineux “made in China” que nous retrouvons souvent chez les vendeurs Ă  la sauvette dans le mĂ©tro.

Dans la rue les enfants mais aussi les adultes demandent des cadeaux de l’argent :handicapĂ©s (polio essentiellement) mais aussi des femmes enceintes des gamines de 5 ans un bĂ©bĂ© dans les bras ; des personnes âgĂ©es. Alors en fonction, oui je donne sinon je passe mon chemin, souris maispas un mot sinon les camelots ne dĂ©crochent pas et tu pex pas vider ton compte en banque juste par charitĂ© total non sens surtotu après avoir lu les jiurnaux locaux.

il n’y a pas que les pseudos roms qui font des mafia de mendiants, d’enfants placĂ©s forcĂ©s Ă  trvaialler et l’esclavage domestique est une rĂ©alitĂ©.

Dans mon logement n°2 la bonne (d’une ethnie locale comme nous avons eu les “bretonnes” au dĂ©but du 20ème), me coĂ»tait 25-30 € mais sa “patronne” pred au passage donc elle reçoit au final 15 Ă  20€ max. SolidaritĂ© entre “pauvres” ou libĂ©ralisme ultra-rĂ©aliste local (commission d’apporteur d’affaire) ? Après tout les esclaves vendus (noirs et/ou blancs) sur les comptoirs orientaux et occidentaux l’Ă©taient par des noirs aussi. Le romantisme n’est pas africain.

Les faits divers sont aussi emplis d’histoire de domestiques abusĂ©es, surexploitĂ©es. Quant aux marchands de sommeil ils sont lĂ©gion. J’y reviendrais dans un billet. qu’on ne se mĂ©prenne pas, les personnes sont accueillantes, pas benoitement souriantes mais le moindre franc est durement gagnĂ©. Il n’y a pas de place Ă  la bagatelle car ici les gens travaillent d’abord pour manger chaque jour, pas pour une console de jeu ou le prochain Club Med.

Playlist :

Amy Winehouse - help yourself

Etat d’esprit hĂ´telier

Baser son esssor Ă©conomique sur le dĂ©veloppement du Tourisme n’est pas aisĂ©. Former le personnel, avoir l’esprit d’accueil ne suffit pas. Il est nĂ©cessaire de trouver de plus dĂ©nominateurs communs pour satisfaire la clientèle.  LĂ  ca frĂ´le la gageure.

La plupart des hĂ´tels concçus par des chaĂ®nes occidentales sont sur un schĂ©ma classique bien dĂ©fini : les zones de circulations bruyantes sont distinctes des zones de calme et de repos. Les lieux de vie collective. Cela entraine un usage de volumes et une maĂ®trise de l’artichecture tant dans les volumes que les matĂ©riaux.

LĂ  oĂą je suis (troisième lieu d’hĂ©bergement en 3 semaines) c’est amateur avec une certaine dĂ©suĂ©tude si ce n’est charme. La zone de circulation taxi /dĂ©pose est collĂ©e au hall. Les taxis ont donc l’obligeance Ă  4 ou 5h du mat d’attendre le client, moteur tournant. Dommage les grandes chambres donnent sur la zone “dĂ©pose” (merci l’architecte). Charmant rĂ©veil.

Autre moeur locale sonore : la moto (variante : scooter, mobilette). PĂ©riodiquement, un gardien ou un serveur va avoir le doute fondamental sur la soliditĂ© mĂ©canique de son engin. Il s’empresse donc de vĂ©rifier Ă  la mode de chez nous “vroum vroum” avec la poignĂ©e genre “je tourne sur la place du village m’ennuie” mais il est  5H30 et c’est dimanche. Ben il trouve la rĂ©flexion du client dĂ©placĂ©e!!

A part une dĂ©mo de sadisme orientĂ©e client (salaud de client qui vient nous faire travailler!) j’ai pas très bien compris en quoi cela contribuait Ă  la satisfaction du Client. Les chaines hĂ´telières occidentales peuvent continuer Ă  se reposer sans effort sur leur renommĂ©e, la concurrence n’est pas locale.

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